Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 14:55

TERIYA BUGU

L’objet de la visite était double :

                        A) Suivi des projets de microcrédits

B)  Travail sur l’aspect comptable de l’Hôtel.

 

A)   Suivi des projets de microcrédits

 

Nous avons fait le suivi des projets anciens et les futurs projets à l’étude.

 

·        Saga ton : visite des moutons

Nous avons vu les moutons de Yamoussa, Baba et Bakary qui vont bien. Il reste encore 1 mois d’engraissage.

Dans l’optique ou tout se passe bien pour le remboursement au 1er decembre, il envisage de poursuivre le projet en completant : 15 personnes et 100 000 CFA par personne. Ceux qui auront deja participé pourront ainsi acheter des plus gros moutons.

Prêt total : 1 500 000

 

POURSUITE PROJET ENGRAISSAGE DE MOUTONS – Saga Ton

BENEFICIAIRE : Saga ton (groupe de 15 jeunes)

PRET ACCORDE : 1 500 000 CFA :

REMBOURSEMENT : In-fine 15j après la tabaski (prévu déb nov 2011)

CAUTION : Salaires si

DATE : Janvier si remboursement ok du 1er crédit.

FINANCEMENT : ECSF (via argent ancien crédit  saga ton+ nouvel apport 750 000)

 

·        Sambaty Diallo - Microcrédit Vache laitière :

Sambaty envisage de racheter une nouvelle vache à  125 000 CFA pour agrandir son troupeau.

 

PRODUCTION :

A priori : une vache produit 4l par jour (2l matin et 2l soir) : 120l * 300CFA = 36 000 CFA => *12 = 432 000 CFA /an

COUT

Nourriture : En saison sèche (8m/an) il faut 3 sacs de tourteau par mois à 7500/sac soit 22 500/mois => 180 000  CFA/an

Vétérinaire : Chaque 2 mois il y a au moins 4000 CFA pour le vétérinaire (prix du déplacement) + prix des produits si malade. C’est un tarif pour ensemble des vaches. A priori on peut compter en moyenne 2000/vache/mois pour le vétérinaire soit 24 000/an

MARGE (sans compter la vache) = 228 000 CFA

Vache : 125 000 CFA

MARGE FINALE : 103 000 CFA

 

ACQUISITION D’UNE VACHE LAITIERE SUPPLEMENTAIRE

BENEFICIAIRE : Sambaty Diallo

PRET ACCORDE : 150 000 CFA :

           125 000 CFA pour la vache et

           25000 CFA pour les 3 premiers sacs de tourteaux.

REMBOURSEMENT : Sur 12 mois sans intérêt : 12 500 CFA / mois

CAUTION : Sambaty lui – même et en cas de défaillance une de ses vaches

DATE : Début Novembre

FINANCEMENT : ECSF (via argent ancien crédit )

 

·        Fidel Diarra : Elevage de Porc

L’élevage de porc :

Adulte à partir de 5 mois

Gestation : 6 mois

Alimentation : restant nourriture / son de riz / son de mil / herbe de brousse…

 

Projet :

Construire un enclos 2m/3 : 51 750 CFA

            Détail : 7 sac de ciment : 7*6250 = 43750 ; 20 brouettes de sables = 2000 ; MO = 6000

Acheter 1 male et une femelle de 5 mois : 7500/u soit 15 000 CFA

Après 6 mois normalement, on obtient la première portée (8 à 10 petits) puis on vent le male (qd on est sur que la femelle est de nv enceinte)

6 mois après on peut vendre la femelle qui a de nouveau mis bas et on a donc les 2 portées dont la première est alors en âge d’avoir des petits.

 

Vente :

1 porc vivant (1 an) : 20 000 à 25 000 CFA

1 porc en « tas » : 35 tas par porc à 1000 CFA le tas soit 35 000 CFA

 

Sur Teriya : on peut espérer vendre à l’hôtel 2 à 3 porc par an et à la communauté chrétienne 2 aussi (pâques et Noel). Ce qui parait assez rentable comme le cout de la nourriture est limité.

Objectif : apprendre à cuisiner le porc pour pouvoir proposer des pâtés à l’hôtel aussi.

 

ELEVAGE DE PORC

BENEFICIAIRE : Fidel Diarra

PRET ACCORDE : 66 750 CFA 

REMBOURSEMENT : Sur 13 mois sans intérêt 

 5000 CFA / mois pdt 12 mois coupé sur salaire et 6750 le dernier mois.

CAUTION : Fidel lui – même, salarié de Teriya Bugu

DATE : Début Novembre

FINANCEMENT : Argent des anciens crédits

 

 

·        Kassim Samaké et Aminata Kanta : apport pour achat sucre en gros

 

Ils tiennent une boutique d’alimentation à Teriya Bugu. Le suivi du CA et des achats est un peu léger mais on peut supposer que ca marche assez bien. Ils arrivent à mettre de cote 60 000 CFA par mois (2000/j) sur leurs recettes et à continuer à s’approvisionner régulièrement.

Il voudrait un prêt de 300 000 CFA pouvoir acheter des sacs de sucres (50kg) et les revendre au détail.

Px sac : 22 500 à Ségou ; on peut donc prendre 25 000 tt compris (transport, sac plastiques pour conditionner le sucre au détail etc…)par sécurité.

Donc avec 300 000, on a 12 sacs de sucre + sac plastiques

Les ventes au détail se font au prix 550 CFA/ kg (en paquet de 1kg ou 500g). On peut écouler jusqu’à 15 sacs en 1 mois sur Teriya Bugu.

On peut donc faire un CA de 330 000 CFA soit 10% de marge en moins de 2 mois.

A priori on peut donc prévoir un remboursement de 30 000 tous les 2 mois soit 15 000 par mois.

Cependant comme les comptes ne sont pas très bien tenus il a été demandé à Kassim et Aminata de travailler avec Abel pour enregistrer l’ensemble des factures fournisseurs (pour avoir un cumul) ; faire un stock par mois et l’évaluer ; et aussi de calculer son CA par mois pour que le crédit puisse être accordé.

 

VENTE DE SUCRE A LA BOUTIQUE DE TERIYA BUGU

BENEFICIAIRE : Aminata Kanta

PRET ACCORDE : 300 000 CFA 

REMBOURSEMENT : Sur 20 mois – 15 000 CFA / mois 

 CAUTION : Kassim Samaké, son mari, travailleur de Teriya Bugu

DATE : Début Janvier

CONDITION A REMPLIR : Travailler sur la tenue des comptes d’ici là

FINANCEMENT : Apport ECSF

 

·        Mariam Diarra : Apport pour la vente de Savon et d’huile

 

Nous avons rencontré la femme du DRH qui a comme projet de revendre du savon et de l’huile de coton. Elle a deja commencé avec le savon et fait en fait de la vente en semi gros. Elle achète un paquet de savon à 55 000 CFA et cela lui rapporte environ 75 000. Elle a des revendeuses qui lui font la distribution.  La marge est de plus de 35%.

Elle voudrait faire de même pour l’huile mais c’est analyser avec plus de profondeur. Achat de 2 fut de 200l entre 140000 et 160 000 CFA/fut. Et revendre en bidon de 20l. Le litre à l’unité se vend entre 900 et 1000 donc elle voulait vendre les 20 l entre 18 000 et 20 000 CFA mais le prix parait élevé (20 000 CFA en tout cas)

Le projet est à creuser pour être sur qu’elle va écouler son stock, voir les marges qu’elle peut faire etc…

·        Apiculteur de Woloni : Acquisition de ruches Kenyannes

 

Les apiculteurs seraient intéressés pour investir dans des ruches kenyane afin d’augmenter leur production. Yamoussa doit les faire venir pour que nous montions le projet de manière plus précise.

·        Pertes crédit apiculteurs et poules pondeuses

 

L’échec du projet poules pondeuses à générer une perte de 248 020 CFA. (Prêt ECSF : 502 000 CFA – total remboursement : 204 315 CFA - somme non dépensés 49 665)

Une erreur lors du prêt aux apiculteurs à fait que l’AEDR a dépensé 344 200 CFA pour le matériel prêté mais elle a demandé un total des remboursements (et elle a obtenu en totalité) de seulement 299 000 CFA. On constate donc une perte de 45 200 CFA.

 

Ces pertes dont le montant total s’élève à 293 220 CFA doivent être supportées par ECSF ou par l’AEDR. Il faut proposer une solution à ECSF – A voir en bureau. ECSF n’est à priori pas favorable pour supporter les pertes.

 

B)  Travail sur l’aspect comptable de l’Hôtel.

 

POINTS ABORDES :

 

-          Immobilisations : réparations des erreurs d’enregistrement entre 2006 et 2009

 

-          Amortissements : Réparations des erreurs d’enregistrement entre 2006 et 2009

 

-          Subvention d’investissement : Explication et exemple pour faire passer une partie des subventions d’investissements au CDR chaque année (en fonction de l’amortissement)

ð  Pas le temps de tout retraiter sur le moment ; à faire d’ici la fin de l’année

 

-          Subvention d’exploitation : les subventions Enerbio / TOTAL etc lié au fonctionnement ne sont pas à faire passer en 74 subvention d’exploitation comme fait jusqu’à présent mais en 79 transfert de charges en effet on « rembourse » un service effectué et déjà passe en charge. Lorsqu’on adresse l’ensemble des dépenses au lieu de faire une facture on peut faire une note de débit.

 

-          Ecart lettrage : nous avons trouvé la manip pour réparer les erreurs du au logiciel. Aller dans lettrage automatique / cocher la case mode délettrage en haut à droite et choisir le compte qui pose problème pour le délettrer entièrement. Recommencer le lettrage correctement.

 

-          Erreur Comptes supprimés en 2010 (et donc balance N-1 fausse et bilan N-1 déséquilibré) : pas de solution pour le moment

ð  Appeler CIEL dès  que logiciel reçu (SAV activé) pour voir si on peut réparer cela.

 

-          Compta Analytique : problème pour sortir la compta analytique régulièrement car trop lourd ; on est obligé d’utiliser Excel car il y a des interactions réciproques entre certains codes (administration qui utilise l’électricité et électricité gérer par l’administration…)

ð  Il faudrait veiller à simplifier les codes pour pouvoir tout automatiser quitte à perdre en précision.

 

-          Nouvel Enregistrement des stocks : nous avons depuis juillet travaillé pour ne plus utiliser les comptes de variations de stocks mais seulement les comptes d’achat devenus comptes  de consommations et les comptes de stocks ; passage d’un inventaire intermittent à un inventaire permanent. Cela facilite la comparaison des consommations et la budgétisation.

ð  Pas de problème ca marche

ð  Bien mettre en place les codes pour le gasoil 

 

-          Possibilité d’un logiciel intégré pour l’hôtel : Vu avec Ali, parait un peu surdimensionné pour TB. C’est 4000€ / poste et il en faudrait 3 soit 12 000€ (écran tactile et petite imprimante pour sortie ticket). Mais en soi, ca simplifierai grandement la facturation à l’hôtel. A voir peut être quand l’hôtel aura un CA supérieur.

 

-          Voir pour la possibilité d’un audit avant le  départ d’Aurélie  (Mars ou avril 2010) pour éventuellement laisser des recommandations pour le nouveau VSI et faire un bilan des 2 ans écoulés. A soumettre à Yves Derville.

 

 

Fait à Chantilly le 20 Octobre 2010.

Denis  Bonnisseau

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Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 12:31

RAPPORT DE MISSION MALI OCTOBRE 2010

DEPART LE 6 OCTOBRE 2010 – RETOUR LE 13 OCTOBRE 2010.

 

L’objet de la mission était double :

·         Prendre contacts avec différentes personnes pour faire avancer l’action d’ECSF sur le Mali.

·         Faire le suivi des différents projets de micro crédits à Teriya Bugu, et faire le point sur l’aspect comptable du projet hôtelier avec la nouvelle VSI (Volontaire à la Solidarité Internationale)

 

CONTACTS.

Tous les contacts avaient été pris avant le départ de Paris pour des rendez-vous dans les trois jours de mon arrivée.

1.      Rencontre avec Laura LIONNET Chargé de mission à la Coopération décentralisée et non gouvernementale à l’Ambassade de France.

2.      Rencontre avec le Docteur Hubert BALIQUE, Conseiller auprès du Ministre de la Santé.

3.      Rencontre avec Monsieur SINGARE, directeur de l’Institut Universitaire de Gestion (IUG) au campus de l’Université.

4.      Rencontre avec Monsieur THIAM, directeur du CNPA (Centre National de la Promotion de l’Artisanat)

5.      Rencontre avec M. SUKUNA correspondant du projet « Eau et Partage » dans la région de Kayes.

 

·        Madame Laura LIONNET Chargé de mission à la Coopération décentralisée et non gouvernementale à l’Ambassade de France. (1 heure environ)

La coopération décentralisée englobe toutes les relations d'amitié, de jumelage de partenariats noués entre les collectivités locales Française et Maliennes. La ville de Bamako étant jumelée à celle d’Angers,  le partenariat Angers-Bamako est très fort. De nombreuses associations Angevines sont présentes dans tous les secteurs. Madame LIONNET ne connaissait pas l’Association ECSF et je lui ai expliqué nos actions et en quoi nous pourrions éventuellement intervenir dans son domaine. J’avais déjà rencontré son prédécesseur Madame Leila OULMI, qui était au même poste qu’elle.

·        Docteur Hubert BALIQUE, Conseiller auprès du Ministre de la Santé. (Trois heures environ)

Le ministère de la Santé et son Ministre, Monsieur Omar Ibrahima TOURE sont actuellement dans la tourmente, car il y a deux grosses affaires de corruption concernant des détournements de fonds destiné au Sida et à la Tuberculose.

Le Docteur BALIQUE est sans doute l’un des principaux artisans de la Santé au Mali car il y travaille depuis plusieurs décennies.

Le contexte est le suivant : La politique de santé au Mali a été bâtie sur une structure pyramidale de santé dont la premier niveau est le Centre de Santé Communautaire (CSCOM). Le second niveau est la Centre de Santé de référence (CSREF). Le troisième et quatrième niveau sont respectivement les hôpitaux régionaux et nationaux.

Depuis la décentralisation de 1994, le gouvernement du Mali a engagé une vaste réorganisation de son système de santé, qui interpelle à la fois la population, les élus et les techniciens de la santé. Le premier niveau qui nous intéresse sont les centres de santé communaux ; ces centres sont  gérés par des associations de santé locales (Associations de Santé Communautaires – ASACO). Un des principaux objectifs de cette initiative est l’introduction du recouvrement des coûts dans le domaine de la santé. Bien que l’Etat intervienne tout de même à 90% dans la subvention de la création du Centre (fourniture des équipements de base et formation du personnel), sa gestion revient ensuite aux villageois. Le renouvellement du petit matériel, des médicaments et les salaires du personnel doivent ainsi être pris en charge par les populations, qui fixent également le prix de la consultation.

D’après le Docteur BALIQUE, il y a environ un millier de CESCOM au Mali, mais couvrir le coût de fonctionnement d’un établissement de santé est loin d’être chose aisée, surtout dans un pays pauvre : malgré un désir de structure, les recettes ne peuvent pas toujours couvrir les dépenses et, souvent, des centres sont poussés à la fermeture faute de pouvoir payer leur personnel. D’ici une dizaine d’années, il devrait en rester la moitié (500).

Le manque d’appui financier des communes aux CESCOM est un facteur qui entrave leur fonctionnement car ni les cotisations des adhérents, ni la vente de médicaments n’arrivent à assurer leur bon fonctionnement. La comptabilité des CESCOM est interne et propre à chaque structure.  D’après lui, seul un accompagnement dans la gestion des centres devrait éviter leur fermeture ; les ressources limitées ne leur permettent pas de confier leur comptabilité à des cabinets privés dont les prestations sont trop chères : le Docteur BALIQUE  est convaincu qu’ECSF pourrait initier une démarche d’aide à la gestion.

Pratiquement, il m’a conseillé de contacter le Médecin chef de l’ASACOBA Association de santé communautaire de Bankoni (banlieue de Bamako) ; Ce CESCOM est l’un des plus importants au Mali ; il réalise par exemple 2.000 accouchements par an ; son responsable est le Docteur Maïga que je n’ai pu rencontrer, car il était en déplacement ; nous prendrons contact avec lui en Janvier 2011.

Ce projet serait sans aucun doute passionnant pour ECSF, d’autant plus que le Docteur H. BALIQUE est convaincu du bien fondé de notre action, et qu’il pourrait nous appuyer auprès des instances gouvernementales pour nous introduire : néanmoins, il ressort de notre conversation que ces CESCOM ont une forte autonomie et qu’ils seront les seuls décideurs en la matière.

·        Monsieur SINGARE, directeur de l’Institut Universitaire de Gestion (IUG) (deux heures environ)

Plus classique cette fois-ci, j’ai  rencontré le Directeur de l’IUG sur le campus de l’Université de Bamako qui nous a confirmé qu’il serait intéressé par une formation des professeurs de comptabilité sur des logiciels ; ces derniers en effet apprennent à leurs étudiants la comptabilité sur papier ; avec notre appui, ils auront une formation sur le logiciel CIEL Compta et CIEL Paye. Cette formation est prévue pour le mois de janvier prochain.

·        Monsieur THIAM, directeur du CNPA (Centre National de la Promotion de l’Artisanat) (trois heures environ)

J’ai été reçu par Monsieur THIAM et son adjoint M. OUATTARA Sidiki qui m’ont fait visité les nouveaux locaux annexes du CNPA financés par la Banque Mondiale ; très beau complexe dont  une salle de formation, comme convenu. Elles devraient être équipées de micro-ordinateurs pour nos formations sur le SMT. Plus grande que celle que nous occupions précédemment, elle devrait accueillir une vingtaine d’artisans : rendez-vous pris en janvier prochain pour l’inauguration et le début de notre nouvelle série de formation. 

 

·        M. SUKUNA correspondant du projet « Eau et Partage ». (quatre heures).

Deux villages ont bénéficié du système d’adduction d’eau potable en partie grâce à l’appui de l’association « Eau et Partage ». Cette association a été crée par des salariés (dont certains sont à la retraite) de l’entreprise « Eau de Paris ». Ce projet a démarré en avril 2003. Les deux villages comptent 16.000 habitants et il y a 495 abonnés pour un CA de 30 millions de CFA par an (environ 45.000 €). Nous avions rencontré en juin 2010 M. Leblond d’  « Eau de Paris» qui coordonne cette opération avec Messieurs Frasnetti et Duranthon. Il souhaitait notre intervention pour une mise en place d’une aide à la gestion et à la facturation : lors de notre rendez-vous Bamakois, j’ai pu montrer à M. Sukuna, ce que nous pourrions leur proposer. Il devrait commander un micro-ordinateur et une imprimante pour notre prochaine venue. Il s’agit d’une condition sine qua non pour  notre intervention.

La facturation est un de leur plus gros problème, car il leur faut établir environ 500 factures, ce qui leur prend plusieurs jours.

La difficulté pour ce genre de mission est bien sûr l’éloignement, puisque le projet est dans les environs de Kayes qui est à plus de  800 Km de Bamako ; le voyage nécessite une journée aller et une journée retour.

 

Par LE PRESIDENT
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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 18:01

7169-semaine des instances

 

 

Le Congrès des Experts Compables  franciliens se déroulera

la semaine du 6 au 10 Septembre 2010.

 

Ce Congrès réunit plus de 3.000 participants. Il se tiendra  à l’ Université PARIS V René Descartes

45 rue des Saints Pères 75006 PARIS

 

Experts  Comptables Sans Frontières aura son stand et nous serions heureux de vous y rencontrer pour vous faire part des actions que nous menons.  

  

Le jeudi  9 après-midi, notre Président Philippe Duranthon et Yannick Guillou animeront une conférence sur le SYSCOHADA

 voir sur le site de    http://www.oec-paris.fr/    la semaine francilienne l'atelier N° 56.

 

 

 

 

UNIVERSITE PARIS V - RENE DESCARTES
45 Rue des Saints Pères
75006 - PARIS

Accès

·  RATP :Métro
- ligne M4, station Saint-Germain-des-Prés
- ligne M10, station Mabillon
- ligne M12, station Rue du bac
Bus: 39, 63, 70, 86, 87, 95, 96

·  RER : RER B : Saint-Michel & RER C : Saint-Michel
Télécharger le plan d'accès

 

 

 

 

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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 16:14

COMPTE-RENDU DE LA MISSION AU TOGO

DU 3 AU 12 SEPTEMBRE 2009

 

La mission est composée ;

-  Robert  SAUVAL (responsable pays)

-  Isabelle PÉCHART

-  Camille LAWSON BODY

 

Nous sommes arrivés le 3 septembre au soir, Martyn, Kossi AYEH et le frère de Camille nous attendaient.

Nous sommes partis directement à l’hôtel LE GALION où nous avons commencé à travailler sur notre première journée.

Après une nuit de sommeil, bien méritée, et après beaucoup d’inquiétude sur la localisation de la formation, malgré plusieurs coups de fil, nous sommes passés au ministère voir le secrétaire général, Monsieur Adjaro MATA-ESSO, qui nous a emmenés au Lycée technique de Adidogomé.  (Camille y a passé son bac G2). La Télévision et la presse écrite nous attendaient pour l’ouverture de la session.

Nous avons fait la connaissance de Madame KATO  responsable de la formation technique auprès du ministère et du Directeur du lycée. Camille a alors découvert que Mme KATO était une proche cousine.

Après l’interview TV et  presse écrite, la photographie du groupe, et un troisième changement de salle, nous avons démarré la formation avec plus de 60 participants (on nous en avait annoncé 40).

Nos moyens techniques étaient très adaptés à savoir : Paper-board, écran (drap) micros et un barco apporté par Camille.

Les photocopies avaient été bien préparées grâce à l’aide de Martyn et du ministère (METFP)

La première journée (jeudi), sur un créneau de 6 heures, a porté principalement sur la présentation du Syscohada, la deuxième (vendredi) sur les opérations courantes et la troisième (lundi) sur les immobilisations.

L’accueil a été professionnel et  chaleureux. L’anecdote est que le Directeur du Lycée était aussi de la famille de Camille.

Samedi  soir, Martyn et sa femme nous ont fait l’honneur de nous inviter dans leur nouvelle maison. C’était une première invitation de Yovo(s) pour Marie qui était très anxieuse.

Le dimanche matin, nous sommes partis pour TSEVIE pour voir l’avancement du projet avicole, sur 300 poussins, il reste environ 190 poules qui devraient commencer  à pondre d’ici 1 mois. Les pondoirs devraient être installés très prochainement.

Nous avons été invités pour le déjeuner par la charmante belle-mère de Camille originaire du pays Nantais.

Mardi, nous sommes partis pour un voyage de 430 km à destination de KARA. Malgré une belle voiture et un chauffeur chevronné (Camille). nous avons connu quelques péripéties : Ponts effondrés, nids d’autruches (et non de poules) et pluies diluviennes.

Nous sommes arrivés de nuit à KARA, ne sachant pas où dormir, nous nous sommes rendus à l’hôtel KARA ou nous avons réservé 4 chambres, lorsque nous avons appris : que Kossi AYEH nous avait trouvé une grande maison appartenant à une cousine et que le ministère nous avait réservé 4 chambres dans un autre hôtel. Nous avons donc repris nos bagages et donné la priorité au Ministère.

La formation à KARA a été faite dans des  conditions idéales (24 participants). Les sujets furent identiques à  ceux abordés à LOME, mais étant donné le nombre restreint, la participation et l’échange furent beaucoup plus intenses.

Nous en avons profité pour visiter la région. Jeudi AM, le parc animalier de SARAKAWA et le vendredi AM le pays TAMBERMA récemment classé au patrimoine mondial par l’UNESCO.

Sur le chemin du retour vers KARA, la jauge d’essence s’est allumée alors que nous étions à plus de 80 km de KARA et plus d’essence dans aucune station, suite à la rupture d’un pont qui empêchait la totalité des camions (y compris citernes) de remonter vers le nord du TOGO. Nous sommes arrivés jusqu’à KARA remplis d’espoir, mais nous avons vite déchanté car là aussi les stations étaient à sec  et notre retour à LOME pour prendre notre avion le lendemain était compromis. 

Grâce à la débrouillardise de certains et à notre bonne étoile, nous avons réussi à obtenir dans la nuit quelques litres d’essence pour rentrer. Une fois ce problème résolu, il nous restait à franchir ce fameux pont où plus aucun camion ne passait depuis maintenant 4 jours d’où une file de camions ininterrompue sur plusieurs kilomètres de chaque côté (pour information, une personne arrivé la veille de LOME nous avait dit avoir mis plus de 15 heures pour faire 50 km).

La chance nous sourit encore une fois, puisqu’en approchant du pont, une voiture de la Présidence suivie de deux voitures du gouvernement nous ont dépassés et Camille s’est empressé de les suivre, si bien que nous avons pu remonter sans difficultés toute la file de camions sur plusieurs kilomètres et être salués par les forces de l’ordre présentes sur place.   

  Par prudence, nous étions partis à 5 heures du matin et compte tenu de ces heureux évènements, nous sommes arrivés sans encombre à LOME, après une escale à ATAKPME ou nous avons rencontrés Kossi  AYEH en compagnie du Ministre des Droits de l’Homme et du Préfet de la région des Plateaux. Et un arrêt à TSEVIE. (Projet avicole), pour présenter Jacqueline qui doit assurer le suivi de ce micro-crédit.

Souhaits des  professeurs : disposer d’une banque de données  sur le site ECSF.

 Au cours de notre séjour, nous avons également rencontré :

A LOME le coordinateur de COADEP Nestor AGBO. qui souhaiterait que l’on organise une nouvelle formation comptable pour les trésoriers des membres du réseau de la région des plateaux.  A KARA Le coordinateur de la région de KARA Monsieur TAGBA qui souhaite la même formation que COADEP

Il semble que les 5 régions du TOGO soient intéressées pour cela il faudrait que je puisse prendre contact avec le Ministère du Développement et de l’Aménagement du territoire (M. KAMAGA K. Paul) Tél 220 39 30 Cel  912 51 56 email pkamaga@yahoo.fr.

Seraient concernés : les ONG, les églises, les syndicats

Souhaits : manuel de procédure et le SMT 

Notre regret, ne pas avoir pris contact avec le Ministère de l’Artisanat.

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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 14:42

Nous sommes partis pour une quinzaine de jours au Mali, avec un premier volet d’une semaine de Formation à Bamako, puis une autre semaine à Teriya Bugu.

                                        

Le dimanche  14 décembre le vol AF796 s’est posé à l’aéroport de Bamako-Sénou ; à son bord Françoise Boisvert, Claude Richard et moi-même ainsi quelques 300 Kg de matériels gracieusement octroyés par notre Compagnie Nationale. Nous avons amené essentiellement, des livres et des fournitures pour les participants et pour les gens de Teriya Bougou.

 

Dès  le lendemain nos étions en formations auprès des élèves de l’Ecole Nationale des Ingénieurs (E.N.I.).

 

Surprise le matin en arrivant. Au lieu de la centaine de participants que nous attendions,  nous n’en avons eu qu’une quinzaine, les élèves de l’ENI de Bamako.

 

Entre le moment où nous avions réservé nos billets d’avion (pour trois d’entre nous) et le début de la formation,  une réforme était intervenue au niveau du Ministère au Mali. Tout le volet formation qui était regroupé à Bamako pour l’ensemble des régions avait été  remplacé par une formation décentralisée auprès de chaque Académie.

 

M. Simbara, directeur National de l’Enseignement Technique, nous avait informé il y a quelques mois des modifications qui devaient intervenir au sein de son Ministère. Cette réforme  devait avoir lieu tout début 2008 mais elle avait pris un peu de retard, et n’a été rendue effective qu’en Novembre 2008,  juste  avant notre arrivée.

 

De ce fait, la formation que nous avions prévue pour une petite centaine de personnes  n’a eu lieu que pour une quinzaine de personnes : les élèves de l’E.N.I  de Bamako.

 

Un peu déçus au départ par ce changement d’effectif, et ces modifications de dernière minute, nous avons transformé cette situation à notre avantage pour  faire bénéficier aux futurs professeurs de véritables cours particuliers.

 

Nous avions amené tout un panel de cours allant de la comptabilité, la paye, la gestion commerciale, à des formations plus généralistes sur Excel et Word. A la demande générale, nous avons passé une semaine sur Excel, allant des fonctions les plus simples les premiers jours aux plus compliquées puisque nous avons terminé par les Tableaux Croisés Dynamiques. En petit effectif avec trois formateurs de qualité, nous avons pu avancer à grands pas, et les participants ont  pu en tirer un grand profit.

Le Directeur de l’E.N.I. est venu à la clôture le vendredi après-midi, il avait convoqué l’ensemble de son équipe (à qui il a refusé tout absentéisme même pour cause de Mosquée), pour d’une part nous remercier, mais aussi pour nous proposer qu’un module de notre formation soit intégré comme Unité de Valeurs au sein de l’E.N.I. 

 

Il conviendra d’examiner cette proposition en CA pour leur donner une réponse.

 

Claude est rentré le lendemain,  samedi 20 décembre  sur Paris, devant passer les fêtes en famille à Vesoul…

 

Avec Françoise, nous avons pu organiser notre départ pour Teriya Bugu seulement le mardi, car le nouveau Directeur, Jean Christophe Bois, n’avait pas pu mettre un véhicule à notre disposition avant cette date. Il faut reconnaître que se déplacer est un véritable problème ; il y a bien les autobus locaux, mais ce sont de véritables bombes roulantes, vu le nombre de carcasses que l’on voit sur le bord des routes. Lors de l’un de nos nombreux voyages nous avons pu constater, pour les avoir utilisés, que le bus sont plus rapides que les voitures, c’est dire leur vitesse de croisière…( d’autant plus qu’ils s’arrêtent souvent à chaque ville ou village).

 

Nous nous sommes dit avec Françoise qu’il faudra bien finir un jour  par descendre en voiture  à Bamako par la route pour y déposer un véhicule qui nous servirait  lors de nos missions.

 

En attendant  notre départ pour Teriya Bugu, nous avons profité du week-end pour reprendre contact avec nos correspondants Bamakois, Abdéraman Touré et Cheik Abdoulaye Cissé, respectivement membre de Comptabilité sans Frontières Mali et Vice-président du Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts Comptables du Mali.

 

Notre ami Moussa était  à l’époque en mission  en Afrique de l’Ouest pour un colloque (politique oblige). Je l’ai tout de même rencontré avant mon départ ; les élections municipales approchent et il se présente comme tête de liste sur le quartier de l’ACII 2000 (l’un des nouveaux quartiers de Bamako).

 

Nous avons aussi profité de ce temps Bamakois pour rencontrer un Volontaire du Progrès (V.P.) qui travaille pour le MOBIOM (MOuvement BIOlogique Malien).  Les objectifs principaux de cette ONG sont d’une part de contribuer à un développement durable de l’agriculture biologique au Mali mais aussi de promouvoir les produits biologiques à l’échelle nationale et internationale en créant des marchés pour le coton biologique mais aussi ses produits de rotation (sésame, karité, arachides, mangues….). Cette initiative est soutenue essentiellement par Helvetas Mali, qui est une ONG Suisse de coopération internationale.

 

J’étais rentré en contact avec ce V.P. avant notre départ, et il nous avait connus par le biais de Teriya Bugu : intéressé par le travail que nous avions fourni sur la région de Ségou, il souhaitait avoir un soutien logistique de notre part dans le domaine de la gestion et de la comptabilité. Avec un budget d’un peu plus  d’un million d’euros (700 millions de FCFA), et près d’une quarantaine de salariés, il nous a indiqué que le service comptable était un peu débordé car tout se fait actuellement avec Excel. Le MOBIOM est basé à Bougouni, à deux heures de route de Bamako ; nous souhaitions avec Françoise faire une visite sur place pour une prise de contacts avec la réalité du terrain mais cette rencontre n’a pas pu avoir lieu  cette fois-ci car  le directeur de MOBION n’a pas pu  dégager un créneau horaire pour nous recevoir et nous faire visiter leurs infrastructures. Nous proposons donc de prendre contact avec Helvetas en France pour étudier leur demande et voir comment nous pourrions leur apporter une aide.

              

Nous sommes donc  partis le mardi matin pour Teriya Bugu avec Jean-Christophe, nouveau Directeur de l’AEDER (structure associative gérant Teriya Bugu). Arrivés dans la soirée, nous avons été accueillis dans une ambiance festive car l’hôtel fêtait le Réveillon  de Noël un jour avant l’heure.

 

Nous sommes restés quatre jours pleins à Teriya Bugu. Le 25 décembre étant férié, nous avons profité de cette journée pour visiter l’ensemble de nos microprojets dans la région : « femmes de Daga », « Apiculteurs », « Maraîchages », « Projet Avicole ».

 

Les « femmes de Daga » :


Elles ont entièrement remboursé leur prêt et nous ont demandé un financement pour une pompe à pied : pour un montant d’environ cent euros, l’accord a été immédiatement donné et l’avance a été faite immédiatement par Françoise.

Elles ont besoin d’être soutenus dans leur projet et d’être mieux accompagnées surtout au niveau des informations qui peuvent leurs êtres données pour optimiser leur investissement.

Elles sont très impliquées mais nous avons pu comprendre qu’elles étaient un peu « seules » dans leur projet et étaient demandeuses d’accompagnement et de conseils.

 

Les projets apicoles :

 

Pour les différents projets apicoles (il y en avait quatre initialement), si certains n’ont pas entièrement remboursés, d’autres ont trop remboursé. Le premier objectif qui consistait à permettre aux apiculteurs de s’équiper convenablement pour pouvoir optimiser leurs récoltes a été atteint.

 

Le deuxième objectif qui est celui de permettre aux apiculteurs d’augmenter leurs ventes de miel et donc leurs revenus, n’est lui pas atteint à ce jour et ils s’en plaignent. En effet, le miel produit ne trouve pas assez de débouchés et leurs revenus stagnent.

 

Il faut rappeler qu’à l’heure actuelle le point de vente principal pour le miel est Teriya Bugu. Au-delà, le circuit de commercialisation est quasi inexistant localement : les ventes dans les magasins de Bamako tels que Azar ont été interrompues et d’autres marchés n’ont pas été trouvés .

 

L’exportation vers la France s’avère difficile car le miel étant considéré comme un résidu animal (au même titre que la viande), on ne peut pas l’importer facilement, en tout cas vers  l’Europe.

 

Le volet « produits dérivés du miel » pourrait aussi être développé et il faudrait voir comment cela serait possible et quelle formes cela devraient et pourraient prendre localement.

 

Yamoussa DIARRA le responsable du miel à Teriya Bugu travaille déjà sur ces débouchés nouveaux avec Christophe Bois mais il faudrait faire plus car sinon

la  surproduction sera perdue.

 

Projets de maraichage 

 

Sur les quatre projets de « maraîchage », trois fonctionnent correctement,  c'est-à-dire que les financements octroyés ont bien été utilisés pour la clôture du carré de maraîchage et que les plantations ont démarré.

Pour un seul des projets, si la clôture a été construite, aucune plantation n’a pu être réalisée. Motif : inconnu (de nous).

 

Nous avions financé une formation pour les femmes qui travaillent dans le cadre de ces projets. Il semblerait qu’elle n’a pas été accessible à toutes. Il s’avère pourtant qu’il serait profitable à toutes d’avoir un suivi par un agronome local (celui qui a fait la formation venait de Ségou) qui les appuierait et les conseillerait  dans leur démarche et leurs pratiques.

 

Il serait notamment, nous semble-t-il, utile de travailler avec les  femmes sur les points suivants : la diversification des plantations (elles font beaucoup d’oignons et pas assez de cultures vivrières), sur la gestion de l’eau, sur la commercialisation de leurs produits.

   

 

Projets avicoles :

 

Concernant le projet avicole, celui-ci a bien démarré, une somme de 370 000 FCFA a été utilisée pour la « construction » du poulailler et l’achat des premiers poussins. Il y a actuellement 50  poules pondeuses « en activité « 

 

Il y a un début de demande pour un nouveau micro crédit mais avant de répondre par l’affirmative  il me semble qu’il faut prendre le temps de redéfinir les objectifs et de faire un prévisionnel qui prendraient correctement en compte les besoins locaux et les possibilités de commercialisation possibles localement : pour « l’hôtel », pour le marché local, pour les employés….

 

 

Projet Kassine :

 

Nous avons réuni les responsables des projets de maraîchage pour leur présenter la  « Kassine » qui est un matériel agricole très simple à traction asine (par des ânes). C’est un outil inventé par un français qui a créé une association Française dont l’objectif est la  promotion de la tractation animale.

Nous avons travaillé avec eux toute une matinée, une vingtaine de personnes sont venues des différents villages avoisinant. Nous avons d’abord projeté le film sur l’utilisation de la Kassine, puis nous avons eu un temps d’échange pendant lequel les questions ont pu être posées. Tout cela a été rendu possible grâce à Yamoussa DIARRA qui a servi d’interprète au cours de toute la journée.

Un projet de fabrication de cet appareil agricole existe déjà au Burkina Fasso, et nous avons proposé aux participants de se constituer en groupement afin de désigner un bénévole qui irait  en mission au Burkina Fasso voir ce projet, se former et ainsi pouvoir former ceux qui sont intéressés à Teriya Bougu.

Là,  comme dans les autres projets le suivi est important et il conviendrait de réfléchir à la meilleure façon de l’assurer tout au cours de l’année et non seulement quand nous venons car cela ne suffit pas…

 

Comptabilité de Teriya Bougu

 

Nous avons travaillé avec le service comptabilité pour une remise à niveau de la paye (suite aux modifications fiscales intervenues en 2008). Un travail de fond a été entrepris par Françoise pour reprendre la totalité de la paye. Les difficultés portent essentiellement sur la retenue à la source de l’impôt sur le revenu, qui comme dans notre système fiscal tient compte des charges de la famille et d’un revenu disponible annuel. Le paramétrage des cellules devient complexe à ce niveau.

Pendant que Françoise se penchait sur la paye, j’ai pu analyser la filière « client vente » qui présentait certaines anomalies. Nous avons eues  plusieurs réunions avec le personnel en charge directe des clients. Un mémo qui n’a pas sa place ici sera transmis aux intéressés.

 

Sur la comptabilité de Teriya Bugu, nous n’avons pas pu réellement avancer, l’ordinateur étant monopolisé par la paye cette fois-ci. Il conviendrait toutefois de prévoir un temps plus long lors d’une prochaine mission, pour peut-être auditer les comptes et aider à la mise en place d’un livre de procédure qui fait cruellement défaut. Mais ce genre de décision doit être pris au niveau des Amis du Père Vespieren en accord avec notre association.

 

Nous sommes revenus de cette mission avec beaucoup d’idées et de « matériel » pour alimenter nos réflexions mutuelles et collectives au sein de l’association.

Concernant le Mali je pense qu’il serait intéressant de voir s’il serait possible de financer quelques heures locales pour le  suivi des projets et des contacts que nous avons là-bas au nom de l’association.

Nous en avons parlé avec madame Fanta Bâ qui nous aide régulièrement dans l’organisation de nos séjours au Mali, qui maintenant connaît bien ECSF, ses membres et son fonctionnement et qui pourrait être notre « permanente » locale.

 

Acceptez ces quelques idées comme nos cadeaux pour la nouvelle année.

Meilleurs vœux à tous pour 2009 .

 

A BIENTOT

DB 

Par DENIS - Publié dans : ecsf
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