Mardi 3 février 2009

Nous sommes partis pour une quinzaine de jours au Mali, avec un premier volet d’une semaine de Formation à Bamako, puis une autre semaine à Teriya Bugu.

                                        

Le dimanche  14 décembre le vol AF796 s’est posé à l’aéroport de Bamako-Sénou ; à son bord Françoise Boisvert, Claude Richard et moi-même ainsi quelques 300 Kg de matériels gracieusement octroyés par notre Compagnie Nationale. Nous avons amené essentiellement, des livres et des fournitures pour les participants et pour les gens de Teriya Bougou.

 

Dès  le lendemain nos étions en formations auprès des élèves de l’Ecole Nationale des Ingénieurs (E.N.I.).

 

Surprise le matin en arrivant. Au lieu de la centaine de participants que nous attendions,  nous n’en avons eu qu’une quinzaine, les élèves de l’ENI de Bamako.

 

Entre le moment où nous avions réservé nos billets d’avion (pour trois d’entre nous) et le début de la formation,  une réforme était intervenue au niveau du Ministère au Mali. Tout le volet formation qui était regroupé à Bamako pour l’ensemble des régions avait été  remplacé par une formation décentralisée auprès de chaque Académie.

 

M. Simbara, directeur National de l’Enseignement Technique, nous avait informé il y a quelques mois des modifications qui devaient intervenir au sein de son Ministère. Cette réforme  devait avoir lieu tout début 2008 mais elle avait pris un peu de retard, et n’a été rendue effective qu’en Novembre 2008,  juste  avant notre arrivée.

 

De ce fait, la formation que nous avions prévue pour une petite centaine de personnes  n’a eu lieu que pour une quinzaine de personnes : les élèves de l’E.N.I  de Bamako.

 

Un peu déçus au départ par ce changement d’effectif, et ces modifications de dernière minute, nous avons transformé cette situation à notre avantage pour  faire bénéficier aux futurs professeurs de véritables cours particuliers.

 

Nous avions amené tout un panel de cours allant de la comptabilité, la paye, la gestion commerciale, à des formations plus généralistes sur Excel et Word. A la demande générale, nous avons passé une semaine sur Excel, allant des fonctions les plus simples les premiers jours aux plus compliquées puisque nous avons terminé par les Tableaux Croisés Dynamiques. En petit effectif avec trois formateurs de qualité, nous avons pu avancer à grands pas, et les participants ont  pu en tirer un grand profit.

Le Directeur de l’E.N.I. est venu à la clôture le vendredi après-midi, il avait convoqué l’ensemble de son équipe (à qui il a refusé tout absentéisme même pour cause de Mosquée), pour d’une part nous remercier, mais aussi pour nous proposer qu’un module de notre formation soit intégré comme Unité de Valeurs au sein de l’E.N.I. 

 

Il conviendra d’examiner cette proposition en CA pour leur donner une réponse.

 

Claude est rentré le lendemain,  samedi 20 décembre  sur Paris, devant passer les fêtes en famille à Vesoul…

 

Avec Françoise, nous avons pu organiser notre départ pour Teriya Bugu seulement le mardi, car le nouveau Directeur, Jean Christophe Bois, n’avait pas pu mettre un véhicule à notre disposition avant cette date. Il faut reconnaître que se déplacer est un véritable problème ; il y a bien les autobus locaux, mais ce sont de véritables bombes roulantes, vu le nombre de carcasses que l’on voit sur le bord des routes. Lors de l’un de nos nombreux voyages nous avons pu constater, pour les avoir utilisés, que le bus sont plus rapides que les voitures, c’est dire leur vitesse de croisière…( d’autant plus qu’ils s’arrêtent souvent à chaque ville ou village).

 

Nous nous sommes dit avec Françoise qu’il faudra bien finir un jour  par descendre en voiture  à Bamako par la route pour y déposer un véhicule qui nous servirait  lors de nos missions.

 

En attendant  notre départ pour Teriya Bugu, nous avons profité du week-end pour reprendre contact avec nos correspondants Bamakois, Abdéraman Touré et Cheik Abdoulaye Cissé, respectivement membre de Comptabilité sans Frontières Mali et Vice-président du Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts Comptables du Mali.

 

Notre ami Moussa était  à l’époque en mission  en Afrique de l’Ouest pour un colloque (politique oblige). Je l’ai tout de même rencontré avant mon départ ; les élections municipales approchent et il se présente comme tête de liste sur le quartier de l’ACII 2000 (l’un des nouveaux quartiers de Bamako).

 

Nous avons aussi profité de ce temps Bamakois pour rencontrer un Volontaire du Progrès (V.P.) qui travaille pour le MOBIOM (MOuvement BIOlogique Malien).  Les objectifs principaux de cette ONG sont d’une part de contribuer à un développement durable de l’agriculture biologique au Mali mais aussi de promouvoir les produits biologiques à l’échelle nationale et internationale en créant des marchés pour le coton biologique mais aussi ses produits de rotation (sésame, karité, arachides, mangues….). Cette initiative est soutenue essentiellement par Helvetas Mali, qui est une ONG Suisse de coopération internationale.

 

J’étais rentré en contact avec ce V.P. avant notre départ, et il nous avait connus par le biais de Teriya Bugu : intéressé par le travail que nous avions fourni sur la région de Ségou, il souhaitait avoir un soutien logistique de notre part dans le domaine de la gestion et de la comptabilité. Avec un budget d’un peu plus  d’un million d’euros (700 millions de FCFA), et près d’une quarantaine de salariés, il nous a indiqué que le service comptable était un peu débordé car tout se fait actuellement avec Excel. Le MOBIOM est basé à Bougouni, à deux heures de route de Bamako ; nous souhaitions avec Françoise faire une visite sur place pour une prise de contacts avec la réalité du terrain mais cette rencontre n’a pas pu avoir lieu  cette fois-ci car  le directeur de MOBION n’a pas pu  dégager un créneau horaire pour nous recevoir et nous faire visiter leurs infrastructures. Nous proposons donc de prendre contact avec Helvetas en France pour étudier leur demande et voir comment nous pourrions leur apporter une aide.

              

Nous sommes donc  partis le mardi matin pour Teriya Bugu avec Jean-Christophe, nouveau Directeur de l’AEDER (structure associative gérant Teriya Bugu). Arrivés dans la soirée, nous avons été accueillis dans une ambiance festive car l’hôtel fêtait le Réveillon  de Noël un jour avant l’heure.

 

Nous sommes restés quatre jours pleins à Teriya Bugu. Le 25 décembre étant férié, nous avons profité de cette journée pour visiter l’ensemble de nos microprojets dans la région : « femmes de Daga », « Apiculteurs », « Maraîchages », « Projet Avicole ».

 

Les « femmes de Daga » :


Elles ont entièrement remboursé leur prêt et nous ont demandé un financement pour une pompe à pied : pour un montant d’environ cent euros, l’accord a été immédiatement donné et l’avance a été faite immédiatement par Françoise.

Elles ont besoin d’être soutenus dans leur projet et d’être mieux accompagnées surtout au niveau des informations qui peuvent leurs êtres données pour optimiser leur investissement.

Elles sont très impliquées mais nous avons pu comprendre qu’elles étaient un peu « seules » dans leur projet et étaient demandeuses d’accompagnement et de conseils.

 

Les projets apicoles :

 

Pour les différents projets apicoles (il y en avait quatre initialement), si certains n’ont pas entièrement remboursés, d’autres ont trop remboursé. Le premier objectif qui consistait à permettre aux apiculteurs de s’équiper convenablement pour pouvoir optimiser leurs récoltes a été atteint.

 

Le deuxième objectif qui est celui de permettre aux apiculteurs d’augmenter leurs ventes de miel et donc leurs revenus, n’est lui pas atteint à ce jour et ils s’en plaignent. En effet, le miel produit ne trouve pas assez de débouchés et leurs revenus stagnent.

 

Il faut rappeler qu’à l’heure actuelle le point de vente principal pour le miel est Teriya Bugu. Au-delà, le circuit de commercialisation est quasi inexistant localement : les ventes dans les magasins de Bamako tels que Azar ont été interrompues et d’autres marchés n’ont pas été trouvés .

 

L’exportation vers la France s’avère difficile car le miel étant considéré comme un résidu animal (au même titre que la viande), on ne peut pas l’importer facilement, en tout cas vers  l’Europe.

 

Le volet « produits dérivés du miel » pourrait aussi être développé et il faudrait voir comment cela serait possible et quelle formes cela devraient et pourraient prendre localement.

 

Yamoussa DIARRA le responsable du miel à Teriya Bugu travaille déjà sur ces débouchés nouveaux avec Christophe Bois mais il faudrait faire plus car sinon

la  surproduction sera perdue.

 

Projets de maraichage 

 

Sur les quatre projets de « maraîchage », trois fonctionnent correctement,  c'est-à-dire que les financements octroyés ont bien été utilisés pour la clôture du carré de maraîchage et que les plantations ont démarré.

Pour un seul des projets, si la clôture a été construite, aucune plantation n’a pu être réalisée. Motif : inconnu (de nous).

 

Nous avions financé une formation pour les femmes qui travaillent dans le cadre de ces projets. Il semblerait qu’elle n’a pas été accessible à toutes. Il s’avère pourtant qu’il serait profitable à toutes d’avoir un suivi par un agronome local (celui qui a fait la formation venait de Ségou) qui les appuierait et les conseillerait  dans leur démarche et leurs pratiques.

 

Il serait notamment, nous semble-t-il, utile de travailler avec les  femmes sur les points suivants : la diversification des plantations (elles font beaucoup d’oignons et pas assez de cultures vivrières), sur la gestion de l’eau, sur la commercialisation de leurs produits.

   

 

Projets avicoles :

 

Concernant le projet avicole, celui-ci a bien démarré, une somme de 370 000 FCFA a été utilisée pour la « construction » du poulailler et l’achat des premiers poussins. Il y a actuellement 50  poules pondeuses « en activité « 

 

Il y a un début de demande pour un nouveau micro crédit mais avant de répondre par l’affirmative  il me semble qu’il faut prendre le temps de redéfinir les objectifs et de faire un prévisionnel qui prendraient correctement en compte les besoins locaux et les possibilités de commercialisation possibles localement : pour « l’hôtel », pour le marché local, pour les employés….

 

 

Projet Kassine :

 

Nous avons réuni les responsables des projets de maraîchage pour leur présenter la  « Kassine » qui est un matériel agricole très simple à traction asine (par des ânes). C’est un outil inventé par un français qui a créé une association Française dont l’objectif est la  promotion de la tractation animale.

Nous avons travaillé avec eux toute une matinée, une vingtaine de personnes sont venues des différents villages avoisinant. Nous avons d’abord projeté le film sur l’utilisation de la Kassine, puis nous avons eu un temps d’échange pendant lequel les questions ont pu être posées. Tout cela a été rendu possible grâce à Yamoussa DIARRA qui a servi d’interprète au cours de toute la journée.

Un projet de fabrication de cet appareil agricole existe déjà au Burkina Fasso, et nous avons proposé aux participants de se constituer en groupement afin de désigner un bénévole qui irait  en mission au Burkina Fasso voir ce projet, se former et ainsi pouvoir former ceux qui sont intéressés à Teriya Bougu.

Là,  comme dans les autres projets le suivi est important et il conviendrait de réfléchir à la meilleure façon de l’assurer tout au cours de l’année et non seulement quand nous venons car cela ne suffit pas…

 

Comptabilité de Teriya Bougu

 

Nous avons travaillé avec le service comptabilité pour une remise à niveau de la paye (suite aux modifications fiscales intervenues en 2008). Un travail de fond a été entrepris par Françoise pour reprendre la totalité de la paye. Les difficultés portent essentiellement sur la retenue à la source de l’impôt sur le revenu, qui comme dans notre système fiscal tient compte des charges de la famille et d’un revenu disponible annuel. Le paramétrage des cellules devient complexe à ce niveau.

Pendant que Françoise se penchait sur la paye, j’ai pu analyser la filière « client vente » qui présentait certaines anomalies. Nous avons eues  plusieurs réunions avec le personnel en charge directe des clients. Un mémo qui n’a pas sa place ici sera transmis aux intéressés.

 

Sur la comptabilité de Teriya Bugu, nous n’avons pas pu réellement avancer, l’ordinateur étant monopolisé par la paye cette fois-ci. Il conviendrait toutefois de prévoir un temps plus long lors d’une prochaine mission, pour peut-être auditer les comptes et aider à la mise en place d’un livre de procédure qui fait cruellement défaut. Mais ce genre de décision doit être pris au niveau des Amis du Père Vespieren en accord avec notre association.

 

Nous sommes revenus de cette mission avec beaucoup d’idées et de « matériel » pour alimenter nos réflexions mutuelles et collectives au sein de l’association.

Concernant le Mali je pense qu’il serait intéressant de voir s’il serait possible de financer quelques heures locales pour le  suivi des projets et des contacts que nous avons là-bas au nom de l’association.

Nous en avons parlé avec madame Fanta Bâ qui nous aide régulièrement dans l’organisation de nos séjours au Mali, qui maintenant connaît bien ECSF, ses membres et son fonctionnement et qui pourrait être notre « permanente » locale.

 

Acceptez ces quelques idées comme nos cadeaux pour la nouvelle année.

Meilleurs vœux à tous pour 2009 .

 

A BIENTOT

DB 

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Lundi 29 septembre 2008

Cher(e) ami(e),

 

Cette période, plus calme dans notre profession, nous permet de reprendre nos Missions sans Frontières. Malgré les difficultés parfois rencontrées pour associer des experts volontaires disponibles, les prochaines missions seront les suivantes :

 

-          Du 20 au 28 septembre, mission à Ouagadougou pour offrir aux enseignants du Burkina une formation sur les stocks, le tableau de financement et le crédit-bail.

 

-          Du 10 au 18 novembre, mission à Lomé et dans la région des plateaux au Togo, pour une formation à la gestion comptable de 80 responsables financiers d’associations.

 

-          Du 15 au 20 décembre, mission à Bamako et Teryia Bugu pour poursuivre la formation des enseignants sur l’utilisation des logiciels comptables et de paie. La mission permettra également d’assister des artisans en leur présentant le SMT (Système Minimal de Trésorerie) illustré par des exemples. Nos experts volontaires suivront enfin l’avancement des réalisations financées par nos micro-crédits accordés sur 8 projets, pour un total de 2 800 euros.

 

Par ailleurs, du 2 au 4 octobre à Paris : comme chaque année nous serons présents au Congrès de l’Ordre (niveau 2, Stand P 16) et nous serons heureux de vous y rencontrer.

 

Signalons que les compte-rendus des missions précédentes sont disponibles sur notre site (www.ecsf.fr).

 

Notre association poursuit la mise en place des missions et des micro-crédits au Bénin, au Niger et au Sénégal. Nous avons le projet d’assister des Béninois pour la création d’un centre pédiatrique à Toviklin. Enfin, nous accompagnons la conception et la rédaction, avec l’ensemble de nos partenaires africains de l’ouest, d’un manuel de comptabilité générale.

 

Peut-être avez-vous, vous aussi, des projets de solidarité pour lesquelles nos compétences professionnelles sont utiles ? Venez les développer avec nous.

 

Croyez, Cher(e) ami(e), en nos sentiments sincères et solidaires.

 

Le Président : Philippe Duranthon

Par LE PRESIDENT
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Samedi 14 juillet 2007

 

Vous trouverez quelques photos des apiculteurs du village de Woloni situé à quelques Kilomètres de Teriya Bugu. L'objet des micro-financements pour les apiculteurs Woloniens a porté sur la fourniture de combinaison de protection.  Un apiculteur avec son enfumoir et ses deux ruches traditionelles.

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Samedi 7 juillet 2007

En décembre dernier, nous avions financé un périmètre irrigué, que nous appelons « les femmes de DAGA », car il s’agit d’une association de femmes de la ville de DAGA.

A l’époque, nous avions dessiné sur le sol un carré de 25 m de côté.

Nous sommes revenus six mois après.


Le carré a été clôturé et au milieu d’un no man’s land aride, il y a un petit périmètre de 625 m² où tout est vert : des légumes essentiellement, courgettes, tomates, poivrons, choux, salades etc….

Un peu étonné de la réalisation, nous nous sommes arrêtés pour admirer la production maraîchère.  Les femmes sont venues, petit à petit, le sourire au lèvres, comme pour nous dire :

«  Vous voyez, avec l’argent que vous nous avez prêté, regardez ce que nous avons fait »

Et, cerise sur le gâteau, sur les 120.000 FCFA que nous leur avons octroyé ( soit 183 €), elles ont déjà remboursé 20.000 FCFA  (soit 30 €) en vendant leurs produits au marché.

J’ai déjà conclu avec elle que si tout était remboursé à la fin de l’année, on leur prêterait de nouveau une somme pour qu’elles puissent investir dans une pompe à pied.

Et puis la nouvelle à fait des petits. Le téléphone de la brousse fonctionne bien mieux que Malitel. Il s’est dit que les toubabs qui faisaient des crédits pour des petits projets économiques aller arriver bientôt.


Notre arrivée avait été annoncé depuis un moment. Nous avons discuté sur plusieurs projets. Tout tourne autour de la production agricole.


Il est clair que le premier besoin (et on a pas besoin de la pyramide de Mashlow ) est de manger a sa faim. Ici en Occident, nous n’avons pas cette préoccupation, mais là-bas, c’est la première chose à la quelle les gens pensent en se levant ; est-ce que l’on va  manger aujourd’hui  et quoi ?  

Je vous envoie entre autre un projet avicole qui me tient à cœur parce qu’on y a beaucoup travaillé avec Claude pendant notre séjour et je souhaiterai le faire valider par le CA pour un démarrage au début de l’automne.


Nos douze jours de présence sur le terrain sont passés trop vite, mais nous avons fait l’essentiel  que je résume brièvement de la manière suivante :

 

 

·       Fixer les dates de la prochaine formation avec le Directeur de l’Enseignement Technique et Professionnel : ce sera la semaine 51, l’avant dernière de l’année 2007.


·       Suivi des projets de micro crédits avec  les intéressés. Visite dans les villages ; Evolution et réalisations financières  des projets entrepris.


·       Evaluation de nouveaux projets de micro crédits (projet avicole joint)


·       Formation aux SMT pour une dizaine d’artisans.


·       Projet d’une convention sur trois ans avec le CNPA (Centre National de la Promotion de l’Artisanat)
·
      Entrevue avec Moussa Mara, futur Député de l’ Assemblée Nationale du Mali. Il se bat contre IBK (l’opposant d’ ATT pour les présidentiels) actuel Président de l’Assemblée Nationale et les résultats du premier tour lui sont très favorables. Deuxième tour le 22 juillet.


·       Rencontre avec le chargé de mission économique de l’Ambassade de France sur nos actions au Mali.


·        Achat de 100 Kg de miel aux apiculteurs « microcrédités » pour le Congrès d’Octobre à Lille. Merci à Air France pour les kilos offerts.

 

 

Voilà pour l’essentiel.


Et un grand merci à Claude pour m’avoir supporté tout ce temps là.


A tous à très bientôt.
Par DB - Publié dans : ecsf
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Mercredi 21 février 2007

 

 

NIGER 2007 – Mission exploratoire (02 au 10 février 2007)

 

 

 

 

 

Philippe DURANTHON

 

Jean-Claude FRASNETTI

 

 

 

 

 

Phase avant-mission            

 

 

 

A l’initiative de Moussa MARA des contacts ont été établis avec un confrère nigérien Nouhou TARI.

 

Ce confrère avait été vu par Philippe sur le stand ECSF du Congrès de Paris en 2005.

 

Nouhou TARI, suivant les recommandations de Moussa, a préparé notre arrivée et notre séjour en planifiant plusieurs réunions avec les points d’entrée principaux pour  des interventions futures (voir planning joint).

 

 

 

Déroulement de la mission

 

 

 

Celle-ci a commencé le vendredi 2 février lorsque nous avons été accueilli par Nouhou TARI à l’aéroport de NIAMEY en fin d’après midi.

 

 

 

Il nous a installé au Grand Hôtel où Moussa MARA est venu nous rejoindre dans la soirée.

 

 

 

Réunion préparatoire (samedi 03/02/07)

 

 

 

Etat des lieux de la situation de l’enseignement de la comptabilité ;

 

 

 

Le NIGER se caractérise par un enseignement technique public limité, tant au niveau des populations concernées, que des moyens consacrés à cet enseignement.

 

 

 

Avant le BAC (CAP,BEP,BAC…)

 

 

 

Formations assurées par le secteur public mais décentralisés à MARADI (700 km de NIAMEY exclusivement par la route au sein du seul et unique Lycée technique public du pays. Donc sur NIAMEY cet enseignement de base est  confié aux établissements privés ou confessionnelles.

 

 

 

Après le BAC (BTS, …)

 

 

 

Enseignement exclusivement privé par des écoles de création récentes, agréées mais non contrôlées, tant au niveau des programmes, des compétences des enseignants et des conditions d’accueil des étudiants.

 

 

 

L’Université pour sa part assure un enseignement de gestion à travers les LMD économie gestion.

 

 

 

 

 

 

 

Rencontre Ministre de la Formation Professionnelle et Technique (05/02/07)

 

 

 

Abdou DAOUDA 

 

Tidjani Harouna DEMBO

 

Moussa NOMAOU Inspecteur

 

Nouhou TARI

 

Moussa MARA

 

 

 

 

 

Accueil favorable avec accord sur le principe d’une collaboration et de la signature d’une convention.

 

 

 

Intérêt pour la création d’une association style ECSF Niger mais sans oublier l’intégration du secteur privé prépondérant dans l’enseignement comptable.

 

 

 

Suggestion affirmée d’une visite du Ministère de l’enseignement supérieur.

 

 

 

 

 

Rencontre Bureau de l’ONECCA (Ordre EC et CA) (05/02/07)

 

 

 

Hadi GONI BOULAMA Président

 

Victor AKESSE Trésorier et Directeur de l’ESCAE

 

Nouhou TARI

 

Moussa MARA

 

Lieu : Bureau FCA (bureaux de Nouhou TARI)

 

 

 

Accueil favorable de notre démarche.

 

 

 

Prêt à s’investir dans l’association y compris à titre personnel pour le président en cas de désaccord de l’instance.

 

 

 

Confiance totale et délégation à Nouhou TARI.

 

 

 

Réunion représentants des enseignants de la comptabilité (voir feuille de présence) (06/02/07)

 

Lieu : Bureau FCA

 

 

 

Avis unanime et très enthousiaste pour nos interventions mais aussi et surtout pour participer à la création et à l’animation de l’association relais locale (ECSF NIGER).

 

 

 

Synthèses des interventions

 

 

 

- Confirmation des besoins tant en mise à niveau des enseignants de base (passage OCAM/SYSCOHADA) qu’en supports pédagogiques.

 

 

 

- Formation au SYSCOHADA inexistante ou par démarche individuelle des enseignants.Enseignement reposant sur une transcription du plan de compte mais sans modification des principes

 

 

 

 

 

- L’enseignement de base du Plan OCAM ou du PCG perdure. Aux examens les élèves sont invités à transposer les numéros de compte.

 

 

 

- Proposition de l’utilisation des messageries et création d’un Forum ouvert  à tous les enseignants et élèves et plus largement à l’ensemble de la profession comptable.

 

 

 

- Affirmation de l’intérêt de l’association pour rapprocher d’une part, les enseignants entre eux et, d’autre part, les enseignants et les professionnels.

 

 

 

- Problème de l’absence d’une doctrine fiscale unique et interrogation permanente des enseignants sur les traitements fiscaux. Exemple : droits d’enregistrement.

 

Ouvrages disponibles ivoiriens et sénégalais avec fiscalité différente.

 

 

 

- Absence cruciale d’ouvrages pour les enseignants et a fortiori pour les élèves. Absence de recueil d’annales.

 

 

 

- Pas de bibliothèque technique hormis à l’ESCAE qui dispose d’un premier échantillonnage d’une centaine de titres.

 

 

 

-Nécessité d’une harmonisation des programmes et des enseignements notamment dans le traitement des principales difficultés d’application.

 

 

 

- Equipement informatique quasi-inexistant ou obsolète (Lycée public de MARADI équipé exclusivement de 486 datant de 1996.

 

 

 

Prise de rendez-vous pour visite des principales écoles, deux « publiques», deux privées pour les jours suivants.

 

 

 

 

 

Rencontre avec le Doyen de l’Université des sciences économiques et de gestion (06/02/07)

 

 

 

Amadou KAKA

 

Deux professeurs

 

Nouhou TARI

 

 

 

Accueil favorable bien que peu concerné.

 

 

 

Mise en évidence de l’opposition entre le Ministère de l’enseignement supérieur et les instances universitaires.

 

 

 

Exemple : création de 3 IUT décentralisées sur des fonds étrangers sans concertation préalable ni sur l’intérêt et le projet pédagogique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entretien avec le proviseur du Lycée Technique de MARADI (07/02/2007)

 

 

 

Nouhou TARI

 

Lieu : Bureau FCA

 

 

 

Le proviseur s’est  déplacé spécialement de MARADI à NIAMEY (700 Km) pour nous rencontrer.

 

 

 

Le lycée technique de MARADI demeure le seul établissement public préparant les élèves aux Bacs techniques et notamment à l’équivalent du Bac G2.

 

 

 

Tous les  anciens enseignants sont passés par cet établissement.

 

Les élèves, environ 800, sont généralement internes et boursiers.

 

 

 

La filière comptable, seconde, première, terminale est animée par trois enseignants, deux contractuels et un seul titulaire.

 

Les rémunérations mensuelles sont de 90 € pour un titulaire et 75 € pour un contractuel.

 

 

 

Les contrats des contractuels sont renouvelables tous les deux ans mais peuvent être rompus à tout moment et sans aucun préavis. C’est se qui se passe régulièrement dès qu’ils trouvent un emploi plus rémunérateur, ce qui perturbe grandement  la sérénité et le bon déroulement des cours.

 

 

 

L’équipement du lycée est insuffisant et obsolète. Exemple le matériel informatique est constitué d’ordinateurs 486 provenant d’une donation allemande reçue en 1996.

 

 

 

Dans les autres villes, AGADEZ, ZINDER, …. l’enseignement est assuré exclusivement par le privé. Le proviseur se charge toutefois de les informer de nos projets d’intervention.

 

 

 

 

 

Entretien avec l’attaché culturel de l’ambassade de France (07/02/2007)

 

 

 

Denis DECRAENE

 

Nouhou TARI

 

Lieu : Grand Hôtel

 

 

 

Nous avons rencontré l’attaché en compagnie de Nouhou TARI et nous lui avons fait part des projets en cours, tant au niveau d’ECSF France qu’à celui de l’association locale.

 

 

 

A priori, intérêt pour ce type d’action avec un appui possible mais limité à des transports et à la diffusion d’ouvrages et de documentation.

 

 

 

Possibilité également d’un hébergement pendant nos interventions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Visite des centres de formation

 

 

 

Ecoles privées (07/02/2007)

 

 

 

-          ISGT WANGARI dirigée par Amina HASSANE Présidente de l’Association des Femmes Chefs d’entreprise 

 

      Assure les formations de base

 

 

 

     Un étudiant nous a annoncé la création imminente d’une association des                  étudiants en comptabilité. Nous avons promis de les soutenir et de les revoir à    notre prochain passage ;  

 

 

 

-          ESCAE (Centre INTEC) dirigée par Victor AKESSE Membre de l’Ordre 

 

           Assure les formations supérieures et notamment plusieurs DESS

 

 

 

-          Passage à l’Ecole des Cadres

 

Toute nouvelle implantation d’une chaine déjà implantée au TOGO, BENIN et BURKINA

 

Détail troublant, les diplômes  de niveau supérieur sont  délivrés par l’Université du Littoral Côte d’Opale de Dunkerque avec laquelle l’école est partenaire

 

 

 

-          INET

 

Ecole existant depuis seulement trois ans et où enseignent des professeurs d’ISSA BERI

 

Limitation volontaire des effectifs et équipement informatique important                                        

 

                     

 

 

 

Ecoles publiques ou sous contrat (08/02/2007)

 

 

 

-          ENAM Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature

 

      Accession par voie de concours 

 

      Intègre une filière comptabilité gestion Bac en 3 ans et BTS en 2 ans         

 

 

 

-          Lycée Technique ISSA BERI

 

D’origine confessionnelle (Jean Baptiste de la Salle)

 

Prépare aux Bac et BTS techniques

 

                     

 

 

 

Nous n’avons pu que constater la situation décrite lors de la réunion avec les enseignants et notamment la forte présence du privé et une grande hétérogénéité tant des moyens mis à disposition que du contenu des programmes et formation.

 

 

 

Les visites ont été accompagnées de la plupart des enseignants en comptabilité de chaque établissement avec lesquels nous avons pu prolonger nos échanges.

 

De même nous avons pu perturber les cours en nous invitant dans bon nombre de classes pour échanger avec les étudiants et les élèves.

 

 

 

 

 

 

 

Entretien avec des auteurs de supports écrits de cours SYSCOHADA (09/02/2007)

 

 

 

Ibrahim BARMOU

 

Hassane TAHIROU

 

Lieu : Grand Hôtel

 

 

 

A défaut d’ouvrages (manuels) édités officiellement, certains enseignants ont confectionné des supports de cours (polycopiés) reprenant les principales règles et écritures du plan SYSCOHADA.

 

 

 

Prioritairement destiné à l’auteur-enseignant ces ouvrages ont pu faire l’objet d’une diffusion restreinte. Faute de validation, notamment par rapport aux programmes « généralement admis », ces supports ne peuvent être généralisés en l’état.

 

 

 

Le problème de la mise à disposition des enseignants et des élèves d’un ou plusieurs ouvrages de référence reste entier et prioritaire.

 

 

 

 

 

Entretien avec Hassane KANEYE (08/02/2007)

 

 

 

Nouhou TARI

 

Lieu : Bureau FCA

 

 

 

Membre de l’Ordre, impliqué dans la formation et l’enseignement technique, celui-ci nous a réservé un accueil très favorable et assuré de son soutien tant au sein qu’à l’extérieur de l’instance ordinale.

 

 

 

 

 

Visite des responsables de la coopérative des artisans (06 et 09/02/2007)

 

 

 

Mohamed ELH AGACK Président

 

Secrétaire

 

Trésorier

 

Lieu : Musée National du NIGER

 

 

 

Les artisans, au sens africain, c'est-à-dire tous les artistes et leurs employés réalisant des objets proposés prioritairement aux touristes, sont regroupés en plusieurs coopératives elles mêmes réunies dans un GIE.

 

 

 

Les coopératives qui commercialisent les articles produits (cuirs, bijouterie, tissage, sculptures, bronzes) se rémunèrent en ajoutant 10% aux prix fixés par les artisans.

 

 

 

A priori, déjà organisés et structurés, il n’est pas évident que les artisans soient passionnés par notre offre de formation et de collaboration.

 

 

 

En revanche, dans la perspective de la production de produits dérivés ECSF la structure coopérative peut être un gage de fiabilité.

 

 

 

 

 

Visite du GAP (Groupement des Aides Privées) (08/02/2007)

 

 

 

Fandou IDRISSA

 

Nouhou TARI

 

Lieu : Bureau GAP

 

 

 

 

 

Groupement d’une cinquantaine d’ONG intervenant au NIGER et doté d’un CAT (Cellule d’Appui Technique) qui appuie, notamment au plan comptable, l’ensemble des membres du GAP dans la conduite de leurs activités.

 

 

 

Ils sont donc très intéressés par nos projets et particulièrement ceux en direction des ONG. Le principe d’une collaboration a été évoqué favorablement.

 

 

 

 

 

 

 

Premières conclusions et réflexions

 

 

 

 

 

Tout d’abord, une préparation de mission très efficace grâce à nos deux confrères et néanmoins amis Moussa MARA et Nouhou TARI.

 

 

 

Ensuite, une semaine très riche en contacts nombreux et diversifiés et très souvent des intervenants enthousiastes et déterminés.

 

 

 

Une situation, a priori, très critique mais où se profilent de réels atouts à condition que des moyens soient trouvés pour pallier les carences de l’Etat. L’abandon au privé de l’enseignement comptable et l’absence de soutien pour le reliquat public permet de visualiser ce que peut donner la libéralisation et l’abandon d’un service public.

 

 

 

De nombreuses attentes de tous nos interlocuteurs pour un soutien surtout moral et solidaire. Nous avons très vite réglé les espoirs de soutien financier et au contraire offert nos capacités d’écoute et notre disponibilité.

 

 

 

En conclusion, il est fort probable que nous puissions démarrer une action, dès l’automne prochain, ce qui suppose dès à présent de nous organiser pour assumer  la préparation et le déplacement qui suivra.

 

 

 

 

 

La suite envisagée pourrait être la suivante :

 

 

 

-          création rapide de l’association locale avec participation des enseignants, publics et privés, des EC et comptables d’entreprises, des élèves et étudiants

 

 

 

-          mise au point et signature d’une convention avec le ministère et l’association

 

Le conseiller culturel de l’ambassade suggère une double convention Etat/association locale et association locale/ECSF

 

 

 

 

 

-          dresser un état des lieux du personnel enseignant  afin de dénombrer le nombre d’enseignants (50 à 100) et de connaître leur cursus de formation et surtout le niveau enseigné

 

 

 

-          établir la liste des zones d’ombre rencontrées dans l’enseignement du SYSCOHADA et s’en inspirer pour constituer la trame des programmes d’échanges.

 

 

 

 

 

Première mesure souhaitée : mettre à disposition les anciens exemplaires de la revue de l’OPCA au plus grand nombre pour fournir un premier support documentaire et susciter des vocations pour de nouveaux articles.

 

 

 

 

 

Au niveau ECSF : mise à  disposition d’outils (plan de comptes, tirette,..) et réflexion sur la création et/ou la diffusion large d’un manuel adapté.

 

 

 

 

 

Le mot du Président

 

 

Nous avons suscité des attentes auprès de nos interlocuteurs nigériens, nous devons être à la hauteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par LE PRESIDENT - Publié dans : ecsf
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